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25 ans que les Missions régionales pour l'emploi accompagnent les publics fragilisés. 

Claire Ponchau est la directrice de Mission régionale pour l'emploi de la Wallonie picarde. Françoise Lesplingart en est la coordinatrice.L’Avenir fait le point avec la MireWapi. (Interview : François DESCY)

Quelles grandes évolutions ont été constatées en un quart de siècle?

Si la Mire de Charleroi a été créée en 1991, les autres missions régionales l'ont été quatre ans plus tard. Nous avons donc fêté notre vingtième anniversaire l'an dernier. A l'époque, on naviguait à vue : outils, compétences etc. Puis on a avancé avec des vues à court terme. Depuis le décret de 2009, qui a institué un plan d'action plus clair, on se situe dans le moyen terme. Le long terme est en train de s'installer, grâce à notre professionnalisation. Grâce aussi, depuis trois ans, à un vrai soutien d'une structure d'appui appelée l’Intermire. Et grâce à de bonnes relations avec les pouvoirs subsidiants, qui manifestent à notre égard une vraie écoute et un vrai intérêt, au-delà d'un simple contrôle de notre activité et de notre efficacité. Sachant que nous sommes tributaires des subsides - Région wallonne, Fonds social européen, Forem, APE - nous n'étions, en 2004, que quatre en tout et pour tout à la MireWapi. On a commencé à engager puis le Forem a coupé dans ses subsides, de sorte qu'on a dû se séparer d'une partie du personnel Depuis quelques années, cela s'est stabilisé. De nouveaux projets ont vu le jour en 2016 mais nous n'avons pas beaucoup de marge de manœuvre car nous avons une obligation de résultat.

Et votre public, comment a-t-il évolué?

Pas dans le bon sens, malheureusement. Il cumule de plus en plus de freins, et singulièrement chez les jeunes. Le Fonds social européen vient de dégager de nouveaux moyens, pour être au plus proche des réalités des jeunes. De plus en plus de gens connaissent l'isolement social, les assuétudes,  l'endettement, des problèmes de santé men­ tale, la chasse aux sorcières, la perte de confiance en soi et dans les institutions... Leur savoir­ être est en régression, y compris sur le plan de l'hygiène et de la citoyenneté. Nous sommes pro­ actifs par rapport à tout cela. Mais, au niveau de la société, personne n'a pris en compte l'évolution de certaines mentalités. Des personnes ne savent pas ce que travailler veut dire, du fait par exemple d'avoir toujours connu un papa chômeur... De l'emploi, il y en a, mais des gens qui sont passés par une Mire décrochent parfois pour un oui ou un non. Parce qu'ils doivent aller nourrir le chat de la voisine... Pour nous, c'est dé­ moralisant. À l'inverse, des per­ sonnes sur lesquelles on ne mi­ sait pas évoluent dans le bon sens, et cela est extrêmement valorisant pour les équipes de terrain.

Quid du marché de remploi?

Il a changé, lui aussi. Il s'est éloigné des demandeurs d'emploi. Les employeurs sont de plus en plus exigeants. Proposent des contrats de plus en plus limités dans le temps. Car leurs propres marges sont de plus en plus serrées.


Un gros travail auprès des entreprises

Quel bilan tirez-vous de l’année 2015, celle du 20e anniversaire de la MireWapi?

Nous avons informé 1500 personnes, accompagné 450 d'entre elles et 255 ont décroché un emploi durable et  de qualité, soit un taux de 56 %, ce qui est exceptionnel pour nous. Nous sommes tenus à des résultats, à hauteur d'un minimum de 50 %.

Les chiffres de 2016 devraient être bons, eux aussi. Par durable, on entend six mois au moins.

9 % de ces 255 emplois sont des CDI et 44 % sont des intérims.  Ce qu'ils deviennent après, on n'en sait rien. Sauf s'ils reviennent vers nous à la fin de leur contrat.

Comment expliquez-vous ces relativement bons chiffres ?

En 20 ans, nous avons acquis de plus en plus de crédibilité auprès des entreprises. Notre réseau s'est étoffé et, depuis deux ans, nous menons un gros travail avec elles. Nous leur expliquons que notre coaching leur permet un gain de temps. En 2015, des enseignes commerciales telles que GoSport et Action ont pour la première fois fait confiance à nos services. 32 demandeurs d'emploi ont été mobilisés pour ces projets et la plupart d'entre eux ont décroché un emploi, à la grande satisfaction de leurs employeurs. Colruyt, que nous avons approché voici deux ans, et dont les modalités d'embauche sont très rigides, nous font maintenant confiance, à tel point qu'ils engagent des gens dont le CV ne correspondait a priori pas à leurs exigences. Pourquoi ? Parce que, pendant des semaines, nos coaches ont formé les candidats à la Colruyt attitude... Quant à Pairi Daiza, c'est depuis plusieurs années que nous collaborons avec lui. Une trentaine de demandeurs d'emploi accompagnés par la Mire Wapi y travaille durant toute la saison d'ouverture.

Les Mire viennent de dédier une attention toute particulière à la problématique des primo arrivants...

Oui, la Mire Wapi vient d'obtenir des subsides pour le financement d'1 ETP et quelqu'un a été engagé début juillet. Depuis lors, nous accompagnons une dizaine de personnes. Pour le moment, on tâtonne car on n'a pas d'expérience. Certains primo arrivants ne connaissent pas un mot de français et, pour beaucoup d'entre eux, l'apprentissage de notre langue ne les intéresse pas car ils semblent obsédés par le fait de trouver un travail à Anvers. Certains demandeurs  d'asile ont parfois des diplômes très élevés... Avec différents partenaires, nous sommes en train d'identifier les freins à l'emploi. 

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